
Le genre Macaca comprend 30 espèces de singes toutes asiatiques à l'exception de Macaca sylvanus (le singe Magot) qui est africaine.
Actuellement, le Magot ne vit à l'état spontané qu'au Maroc (Rif, Moyen et Haut Atlas) et en Algérie (Chiffa, Grande et Petite Kabylie).
Le Magot peut vivre plus de 20 ans dans les forêts de cèdre, de sapin, de chêne et dans quelques escarpements rocheux, avec une préférence pour les forêts de cèdre mélangées au chêne.
Le Magot est un singe sans queue qui vit principalement au sol, mais qui monte aux arbres pour fuir tout danger. Sa nourriture est essentiellement végétale : fruits, fleurs, feuilles, bulbes, racines, écorces et lichens. Le singe peut aussi se nourrir de petits animaux comme les scorpions et les insectes. Il ne peut pas rester sans boire plus de 36 heures.
La gestation dure 210 jours et la mise bas se situe, en général, en mai. Il y a une portée par an avec souvent un petit par portée; deux petits par portée est exceptionnel.
Le Magot est un singe sociable. Il vit en groupes qui peuvent dépasser la trentaine. Les femelles ne quittent pas le groupe, alors que les mâles le changent plusieurs fois durant leur vie.
Les groupes sont composés de mâles et femelles adultes (plus de 5 ans), de sub-adultes (3 à 5 ans), de juvéniles (2 à 4 ans) et d'enfants (0 à 2 ans).
Les nouveau-nés reçoivent l'attention de tout le groupe; notamment des mâles qui leur consacrent beaucoup de temps et les transportent ultérieurement. Au sein du groupe, il y a une hiérarchie transmise aux jeunes par leur mère. Ainsi, les filles restent toute leur vie plus ou moins dominées par la mère alors que les fils ne le sont que jusqu'à la 6ème année. Les frères aînés restent supérieurs aux cadets jusqu'à leur 5ème année.
Au cours des déplacements, chaque individu occupe la place que son rang lui confère. A l'avant, il y a les jeunes mâles suivis des femelles avec leurs petits et au milieu desquelles, il y a les mâles adultes. A la fin du cortège, il y a un autre groupe de jeunes mâles. La position des mâles adultes leur permet d'atteindre rapidement n'importe quel point de la périphérie du groupe si celui ci est attaqué. Cette position est respectée même lorsque la bande s'arrête pour manger ou se reposer.
Auteur : Mohamed MOUNA

LE SAVANT MOHAMED BEN CHENEB: Le Savant Mohamed Ben Cheneb est un vénéré Cheikh et un grand homme de science. Il est né le 26 octobre 1869 à Takbou. Son père faisait parti de la notabilité paysanne, exploitant ses propres terres. Le père du jeune Mohamed Ben Cheneb l'a préféré de tous ses frères pour sa vivacité d'esprit et son intelligence. Il l'a ainsi inscrit à l'école coranique et à l'école française à Médéa pour ensuite progresser dans les différents cycles d'études et en ressortir enfin avec d'appréciables connaissances en diverses sciences, telles que la géographie, l'histoire, les langues, les mathématiques et autres. Mais ses ambitions scientifiques ne pouvaient lui permettre de s'arrêter à ce niveau.Aussi, il se rend en 1886 à Alger où il se joint aux étudiants de l'école normale dont il a côtoyé les professeurs, en se distinguant par son comportement exemplaire et par sa persévérance. Ceci lui a permis d'assimiler toutes les disciplines enseignées dans les différents cycles de formation pour terminer comme instituteur de langue française à l'école publique. Il a également appris la langue italienne et a enseigné les sciences de la rhétorique, de la logique et du monothéisme, de même qu'il a pu maîtriser l'histoire des Arabes et de leurs poètes. En 1905, Mohamed Ben Cheneb a été nommé enseignant à l'école Ettaalibia de la capitale où il a également été chargé d'enseigner le Précis d'El Boukhari à la mosquée Essafir. Il a été par la suite promu au grade de professeur chargé de cours à l'université. Il est ainsi atteint la célébrité au point où il est devenu le correspondant privilégié des plus grands savants, écrivains et hommes de lettres, à l'exemple du savant Ahmed Teimour Pacha d'Egypte, le savant de Tunis Hassen Hosni Abdelwahab ainsi que l'orientaliste Kudira. En 1920, il a été élu membre de l'académie des sciences Arabes de Damas et a publié dans la revue scientifique de cette institution, le résultat de ses recherches dans le domaine des langues, de l'histoire et des lettres.Puis il a obtenu de l'université d'Alger le doctorat, suite à la publication de deux ouvrages, l'un intitulé " le poète Abou Doulama ", tandis que le second était consacré à la terminologie d'origine Persique utilisée dans le langage parlé algérien. Cette distinction lui a valu d'être nommé professeur agrégé à la grande faculté des lettres. Il est mort en 1929, à la suite d'une maladie que les médecins n'ont pu guérir, laissant derrière lui près de 50 ouvrages dans les différentes sciences et domaines de connaissances. Parmi ces ouvrages, nous citerons : " Mokadimat Ibn El Abar", "Kitab El Boustan fidikr El Aoulya Ouel Oulama Bi Telemcen" et " Ediraya fi Oulama Bijaya".
Voir également : http://dzlit.free.fr/bencheneb.html
L'ARTISTE HASSAN EL HASSANI : Il s'agit de Hassan Ben Cheikh, l'un des plus célèbres artistes algériens qui s'est distingué dans le théâtre, le cinéma et la télévision. Né le 24 avril 1916 à Boghar et il a poursuivi ses études dans son village natal où il a obtenu le certificat d'études primaires en 1929, avant de commencer à travailler comme coiffeur. Il était amoureux des manifestations sportives et sociales. Ce qui l'a poussé à s'initier au théâtre en contribuant en 1 9 3 7, à la création de l'association " Chems " à Berouaguia. Cette association a monté des pièces à caractère social et culturel. Sa carrière artistique a pris un véritable élan notamment après sa rencontre avec le doyen du théâtre algérien Mahiedine Bachtarzi, en 1937. Ce dernier a été très impressionné lorsque Hassan El Hassani a présenté certains sketchs qui lui ont permis de mettre en exergue ses capacités de représentation. Il a monté sa propre pièce théâtrale intitulée "Les rêves de Hassan", laquelle lui a ouvert des perspectives à la mesure de ses ambitions. Puis, il a évolué rapidement pour devenir l'un des plus grands noms du théâtre algérien et ce, grâce au soutien de Mahiedine Bachtarzi. Il a écrit de nombreuses pièces théâtrales nationalistes et révolutionnaires qui lui ont valu d'être emprisonné à plusieurs reprises. Ces pièces ont fini par lui donner le non de Hassan El Hassani à travers lequel il est devenu très célèbre. Il a eu la possibilité de jouer de nombreux rôles en compagnie d'autres grandes figures du théâtre, tels que Amar Ouhada, Mustapha El Anka, Tayeb Abou El Hassan , Rouiched, Zouba, etc. Cette activité théâtrale a incité de nombreux réalisateurs de cinéma à lui proposer des rôles principaux dans des films comme : "Le vent des Aurès", "l'opium et le bâton", "les vacances de l'inspecteur Tahar","Cheikh Bouamama" et "les années de braise". Hassan El hassani est mort le 25 septembre 1987, après avoir joué un rôle dans le film "les portes du silence", du réalisateur Amar Laskri, mais ses travaux et son itinéra i re qui ont honoré Médéa et l'Algérie tout entière, demeurent à jamais vivant dans la mémoire du champ culturel algérien.
MAHBOUB BATI : De son vrai nom Safar Bati, il est né le 13 novembre 1919 et a fait ses premières études à l'école coranique où il a appris des notions en langue arabe et une partie du Coran. Sa situation sociale l'a poussé dès son jeune âge à travailler comme coiffeur, mais son amour pour l'art et la musique a été plus forte que lui. C'est ainsi qu'il s'est mis à apprendre le solfège auprès d'un artiste juif, en 17 jours. Le premier instrument musical qu'il a pu manipuler est le Cornemuse, avant que ses doigts ne se mettent à jouer du Camendja, El Oud et de la guitare. En 1937,Mahboub Bati se rend à Alger où il rejoint la troupe de Bachtarzi, pour travailler avec l'artiste M'hamed El Anka, créateur de la chanson chaâbi, en même temps qu'il rejoint la troupe de la radio nationale. Grâce à la notoriété qu'il s'est faite dans le domaine musical, il a pu participer à de nombreuses manifestations culturelles et artistiques qui lui ont donné l'occasion de se frotter à de nombreux artistes et musiciens de renommée. Durant les années soixante, Bati a inventé un nouveau style dans la chanson populaire à laquelle il a apporté des modifications qui ont fait évoluer l'art populaire authentique. Cet artiste créateur s'est initié à la composition par une première expérience avec l'artiste défunt Abderrahmane Aziz dans la chanson "Nedjma". Durant les années soixante dix, les travaux de Mahboub Bati ont eu un succès incomparable, à tel point que cette période a été considérée comme étant son age d'or artistique, à travers les chansons suivantes : "El Barah", avec El Hachelmi Guerouabi : "Rah El Ghali", avec Boudjemaa El Ankis : "Sali TrachKelbi", avec Omar Ezzahi : "Nestahel El Kia", avec Amar El Achab : "Jah Rabi Ya Jirani", avec Abdelkader Chaou: "Matahalfiche", ainsi qu'avec l'artiste Seloua et autres.Toutes ces chansons ont émerveillé par leurs paroles et leurs mélodies, tous ceux qui ont eu le plaisir de les écouter. Mahboub Bati a quitté le domaine artistique à la suite de sa visite aux lieux saints de l'Islam pour le Hadj, en 1986 et ce, jusqu'à sa mort, survenue le 22 février 2000. Il a laissé derrière lui un répertoire très riche de paroles,de compositions et de chansons.
MOHAMED EL MAHBOUB STAMBOULI : Mohamed El Mahboub Stambouli est considéré comme l'un des piliers de la culture et des arts en Algérie. Il est né à Médéa en 1913 et a grandi au sein d'une famille conservatrice. Sa première rencontre avec les planches du théâtre remonte à 1920, alors qu'il n'avait pas encore atteint l'age de 07 ans. Il y a inscrit en lettre d'or son parcours créateur, fait de réalisations artistiques remarquables et riche en pièces de théâtre, opérettes et différents travaux d'arts auxquels il a consacré tout son génie débordant à la recherche de la perfection en y mettant toute sa conviction et son dévouement. En 1935, il a créé le club El Hilal Erryadi dont les activités ont englobé les différentes disciplines sportives ainsi que des travaux d'art et des productions théâtrales. El Mahboub Stambouli s'est rendu à Alger en 1939 où il s'est intéressé à l'activité politique, suite à son adhésion au PPA. Dans le même temps, il crée une troupe théâtrale appelée "Redha El Bey". Durant cette période, il a écrit de nombreuses Kassaid et Anachid patriotiques pour le compte des scouts musulmans algériens, entre autres
LE POETE ABDELKRIM ALDJI : Le poète Abdelkrim Aldji ou Kamel Tahiri, est l'un des poètes les plus connus à Médéa.Né en 1947 à Ain Dheb, il a reçu son premier enseignement à l'école Zoubiria de Médéa, avant de poursuivre ses études moyennes et secondaires à Bouzareah où il a obtenu un diplôme d'instituteur qui lui a permis d'enseigner la langue arabe, l'histoire et la géographie. Ses premières écritures poétiques remontent à l'année 1964, après que sa vocation poétique ait été découverte par son professeur le poète syrien Chaouki Baghdadi. Ses premiers essais poétiques ont été publiés en 1970 dans la revue poétique " Amel ", éditée par le ministère de la culture et de l'information. Il a par la suite été l'auteur de plusieurs contes publiés dans la revue libanaise "El Djomhour". Il a également écrit de la poésie pour enfants qu'il a publié dans un ouvrage intitulé "Nafh El Yasmine" et un autre sous le titre "Diouane Ezouhour". En plus de cela, il a été à l'origine de l'organisation de la ligue des jeunes poètes, comme il a été membre de l'union nationale des écrivains algériens. Il a aussi participé à de nombreuses soirées poétiques sur le territoire national et à l'étranger. En 1971, il a obtenu le premier prix de poésie, sans parler des commentaires et des études littéraires qui ont été consacrés à ses publications diffusées par les différents canaux, au Maroc, au Liban et en Irak. Le poète Abdelkrim Aldji est mort le 08 novembre 1999, laissant derrière lui une série d'ouvrages dont "Des roses aux jeunes hommes et aux jeunes filles" ainsi que des contes sous le titre "les meilleurs histoires", en plus de plusieurs romans et des Anachid.
Sources : Médéa
Berceau de la civilisation et hymne à l'authenticité
MOHAMED BEN AISSA EL BERKANI : Mohamed Ben Aissa El Berkani est considéré comme étant une personnalité historique et l'une des notabilités de Médéa. Son nom est étroitement lié au chef de la résistance populaire l'Emir Abdelkader. En effet, El Berkani était le Calife de l'Emir et le commandant de ses armées à Médéa. El Berkani est affilié à une famille ancestrale. Selon la légende, cette famille est originaire de " Aberkane " au Maroc, ayant émigré en Algérie, avant de se répartir entre Azazga, Cherchell et Médéa. La première rencontre entre El Berkani et l'Emir Abdelkader a eu lieu en 1835, lorsque l'Emir était venu à Médéa pour l'intégrer à son Emirat. Alors que le gouverneur de Médéa à l'époque Cheikh Moussa El Derkaoui s'était opposé à sa venue, il a été soutenu et aidé par El Berkani lors de la bataille de Ouamri, aux portes du secteur ouest de la ville. Suite à quoi, il a été nommé Calife de Médéa par l'Emir, lequel l'a également chargé de nombreuses missions, dont l'installation de certain Califes dans les Zibans (Biskra), de même qu'il a commandé plusieurs campagnes militaires qui l'ont mené à Sétif, dans les régionsdu Sud,à Medjana et à Zenata. Après l'occupation de Médéa par l'armée française, El Berkani a rejoint l'Emir Abdelkader à Mascara où il a participé à de nombreuses batailles jusqu'à ce qu'il tombe au champ d'honneur dans la fameuse et sanglante bataille appelée : "la catastrophe de
LE COLONEL SI MOHAMMED BOUGERRA : Célèbres martyrs de Médéa, est né le 2 décembre 1928 à Khemis Méliana, wilaya de Ain Défla. Il a vécu et grandi au sein d'une famille conservatrice de classe moyenne. Le martyr Mohammed Bouguerra a entamé ses études à l'école française Lafayette. Parallèlement à ces études, il s'est initié aux sciences islamiques et a appris le Saint Coran avec le Cheikh Ben blidia et ce, jusqu'à ce qu'il se rende à l'université Zitouna, de Tunis.Après son retour dans sa ville natale, il a adhéré aux scouts musulmans algériens, en
LE COMMANDANT SI LAKHDAR: Il s'agit de RabahEl Mokrani, né le 06 novembre 1936 à Bouira .Il a grandi au sein d'une famille aisée et a suivi des études à l'école primaire de Bouira avant de rejoindre le centre de formation professionnelle pour apprendre le métier de maçon. Dès le déclenchement de la guerre de libération, le Front de Libération Nationale l'a chargé d'organiser les cellules de la révolution dans les régions de Lakhdaria et Ain Bessam.En 1955, Si Lakhdar est devenu le premier chef militaire de cette zone. Il a créé avec le Chahid Ali Khodja, les groupes de Moudjahidine qui ont été à l'origine des opérations héroïques, infligeant à l'ennemi de considérables pertes. Ces commandos de vaillant smoudjahidine ont mené par ailleurs, plusieurs grandes batailles victorieuses à Khemis El Khechna, Bouira, Bordj El Bahri et à Tablat. Ses innombrables qualités, notamment en matière de stratégie militaire, lui ontvalu d'être promu au grade de capitaine pour être nommé par la suite, commandant de zone I de
LE COLONEL SI TAYEB EL DJOGHLALI : Si Tayeb El Djoghlali est né en 1916, dans la commune d'El Omaria. IL a fait ses premières études avec le Cheikh Rabah Alili, avant de rejoindre le mouvement national en 1937, où il a été chargé d'organiser ses cellules dans la région. Lorsque l'administration française avait découvert ses activités politiques, il a été arrêté et expulsé de la région pour une durée de quatre ans. Au déclenchement de la guerre de libération nationale, le FLN l'a chargé de collecter de l'argent et des armes et d'organiser des activités de mobilisation des citoyens et de leur sensibilisation aux objectifs de la révolution. En 1958, il s'est rendu en Tunisie pour y demeurer quatre mois. C'est durant ce séjour, qu'il a été promu au grade de colonel pour devenir le nouveau commandant de
LE COMMANDANT SI MAHAMOUD BACHÈNE : Il est né le 04 juillet 1928, dans la commune de Médéa où il a fait ses études primaires et coraniques. Dès les années cinquante, il adhère au mouvement national au sein duquel il a joué un rôle du premier ordre dans la formation politique et le développement de l'esprit révolutionnaire chez les citoyens. Au déclenchement de la guerre de libération, il a contribué à asseoir ses fondements à travers toutes les zones de Médéa. Lorsque son action de militant politique a été découverte, il a rejoint les rangs de l'ALN, en 1956, pour occuper de nombreux postes et assumer différentes responsabilités. Au début, il était commissaire politique, puis chef de zone, avant d'être nommé membre du secteur II de
LE CHAHID HADJ HAMDI AHMED DIT ARSLAN : Il est né le 28 Septembre 1931 à Médéa. Il s'est distingué par son niveau de culture élevé et par sa maîtrise de la langue arabe. Ce qui lui a valu d'être admis pour étudier à l'université de
LE CHAHID FERRACH AHMED DI AHMED ELLOUHI : Il est né en 1936 à Ouled Hellal. Il a rejoint les rangs de l'ALN en 1956 dans
LE CHAHID IMAM LIES DIT SI DJAMEL : IL est né le 27 octobre 1937 à Médéa. Il a grandi dans un milieu familial assez aisé. Ce qui lui a permis de poursuivre ses études au lycée Ben Cheneb.Lorsque la révolution a lancé son fameux appel aux étudiants algériens, en 1956, il a répondu présent à l'appel du devoir et a rejoint les rangs de l'ALN. Il a assumé de nombreuses responsabilités parmi lesquelles chef de commandos dans les monts de l'Ouarsenis. Il est tombé au champ d'honneur en 1958, au cours d'une bataille qui s'est déroulée dans cette région.
Sources : Médéa
Berceau de la civilisation et hymne à l’authenticité

Waadât Sidi Ben Aissa
Fondée au XVI éme siècle par Sidi Mohamed Ben Aissa, cette confrérie religieuse se rattache au soufisme. Son centre spirituel (Zaoui) principal se trouve à Meknes ou son fondateur est enterré. Elle est présente dans tout le Maghreb. Les adeptes de cette confrérie s’adonnent, après initiation auprès du maître, à la pratique individuelle de l’ascèse et à des rituels collectifs animés par des instruments de musique. Le rituel des Aissaou comportes des litanies et des poèmes chantés notamment le dikr et la hadra qui donnent lieu à des danses et des transes extatiques. Les instruments qui accompagnent le rituel des Aissaou sont des tambourins cylindriques à une seul membrane (Bendir) en tambour à double membrane (t’bal) et des hautbois (ghaitha).

Aperçu historique
L'histoire de la région de Médéa prend ses racines dans le passé lointain. Pendant la domination romaine, plusieurs cités furent édifiées parmi lesquelles Lambdia. Les ruines de Rapidum (Djouad) et Thanarusuma (Berrouaghia) attestent de cette présence romaine.
Au Xe siècle, avec l'avènement des Fatimides, Ziri, chef des tribus Sanhadjas, fonda le royaume des Zirides. Il édifia sa capitale à Achir (près de Aïn Boucif). Et autorisa son fils Bologhine à créer trois autres villes : al-Djazair (Alger), Miliana et Médéa. Lors de la période de domination turque virent jour nombre de réalisations religieuses telles que mosquées, écoles coraniques, etc. Pendant la résistance populaire à la pénétration française, la ville de Médéa assura la mission de l'une des capitales de l'Emir Adbelkader. Avec la guerre de libération nationale, elle devint le siège de la wilaya IV.
Relief
Relief Montagneux, climat continental, froid en hiver et chaud en été ; la wilaya se trouve à
Carte et météo
Latitude : 36° 16' 0 N
Longitude : 2° 45' 0 E